Mes parents et moi avions aménagé dans un nouveau quartier pendant les grandes vacances d’été. Je devais ainsi commencer la rentrée scolaire dans un nouveau lycée pas loin de notre nouvelle demeure. La première semaine de classe je fis la connaissance de deux filles Sophia et Fatim. Elles traînaient tout le temps ensemble et je les avais remarquées dès le premier jour de la rentrée.
Très vite le courant passa entre nous, nous étions devenues des inséparables. Nous étudions ensemble et se soutenions mutuellement.
Fatim et Sophia étaient de très bonnes amies, non seulement elles étaient des amies d’enfance mais Sophia était la copine de Omar, le frère aîné de Fatim. Omar vivait au Canada et rentrait à chaque fois qu’il le pouvait pour voir sa bien-aimée Sophia. Omar est un bel homme, humble et très gentil avec un sens de l’humour remarquable.
J’ai eu à le côtoyer lors des séances de révisions chez Fatim. Très vite le courant était passé entre nous et nous pouvions passer des heures à discuter et rigoler, mais à aucun moment nos relations n’avaient été ambiguës. C’était l’homme de mon amie et je me devais de le respecter. Je le considérais comme un grand frère. Après son retour au Canada, Omar et moi avions continué nos échanges via les réseaux sociaux, je me confiais beaucoup à lui et il n’hésitait pas à me prodiguer de sages conseils.
Après l’obtention du baccalauréat Fatim devait rejoindre Omar pour ses études. Sophia et moi avions eu le visa pour la France pour nos études universitaires. Omar était heureux de pouvoir enfin voir plus souvent Sophia étant donné qu’il était plus facile de quitter le Canada pour se rendre en France. Sophia et moi vivions en résidence universitaire, elle à l’internat et moi à l’externat.
Un soir lors de nos échanges Omar me fit part de son envie de venir faire une surprise à Sophia le jour de son anniversaire. Le seul problème qui se posait était que Omar traversait une période difficile financièrement. Son budget était assez limite pour prendre le billet d’avion, payer un airbnb et des présents à Sophia qui était une fanatique de la simplicité mais adorait les fringues de marque.
Alors de façon très spontanée et dans l’élan de rendre heureuse mon amie je proposai à Omar de l’héberger chez moi pendant les 5 jours de son séjour. Pendant ce temps je pouvais squatter chez une voisine de chambre. En effet moi vivant en externat j’avais plus de facilité à héberger que Sophia qui était en internat. Très rapidement Fatim fut mise au courant et ensemble nous organisâmes la surprise. Je fis croire à Sophia que je l’invitais juste pour dîner dans un restaurant très chic de la ville à l’occasion de son anniversaire et qu’elle devait se mettre sur son 31.
Le soir de son anniversaire, j’inventai une course importante ainsi elle devait me rejoindre au restaurant plutôt qu’on y aille ensemble. Tout ça pour qu’elle ne voit pas Omar chez moi et que je puisse emmener ce dernier au restaurant. Une fois au lieu du rendez-vous je pris place à la table réservée pour deux et quelques temps après Sophia fit son apparition. Elle était magnifique. De toutes les façons elle n’avait pas besoin de beaucoup pour être sublime. Elle se vêtit d’une robe moulante blanche qui mettant en valeur ses rondeurs et des talons qui embellissait ses pieds. Nous prîmes la carte afin de passer nos commandes et je fis signe au serveur. Ce dernier étant au courant de la surprise, s'approcha avec quelques collègues et ils se mirent à chanter joyeux anniversaire. Sophia était tellement émue qu’un large sourire timide embellissait son visage. Elle était perdue dans l’émotion quand elle sentit une main insistante sur son épaule. Elle se retourna et vit son Omar. Elle n’en revenait pas. Elle était si joyeuse que ses yeux brillaient de mille feux.
Elle se jeta dans les bras de Omar avec les larmes aux yeux et ils s’embrassèrent fougueusement. Pendant ce temps les serveurs et moi avions eu le temps de disparaitre. Je rentrai à la résidence universitaire.
Le lendemain matin je n’ai pas eu le temps de voir Omar. Une fois à l’université je vis Sophia. Elle était si heureuse qu’elle se confondait en remerciements.
- Mais toi tu m’as eu. En tout cas coup réussi. Je ne te remercierai jamais assez.
- T’inquiète on est ensemble. C’est toujours un plaisir pour moi de te rendre heureuse et tu le sais. Je vous laisse ma chambre durant le séjour de ton homme. Je suppose qu’il a dû t’expliquer pourquoi il loge chez moi et pas dans un airbnb.
- Si, il m’a dit. Merci d’avoir rendu cela possible malgré les obstacles.
- Profites bien des quelques jours qu’il passera ici moi je serai chez ma voisine de chambre.
- OK. Merci.
Et c’était la fin de la pause on devait se séparer. Il m’arrivait de passer quelques fois dans ma chambre récupérer quelques effets personnels. Il arrivait des fois également où nous faisions la cuisine ensemble et partagions un repas. Tout s’était bien passé durant le séjour de Omar. Quelques temps après son départ j’avais remarqué que Sophia avait changé. Elle était devenue distante et froide. J’avais essayé à plusieurs reprises de savoir ce qui n’allait pas mais je restais sans réponse. C’est ainsi que je me suis rapprochée de Fatim pour savoir ce qui n’allait pas avec Sophia. Elle fut étonnée et promit me rappeler dès qu’elle aura du nouveau. La vie continua son cour. Moi toujours à courir derrière Sophia et elle qui était dans une indifférence qui me laissait toujours perplexe.
Un jour je reçu un message de Fatim qui promit me rappeler dans la soirée et il fallait qu’on ait une discussion sérieuse. Ce message attisa davantage ma curiosité. Le soir bien installée dans ma chambre et comme convenue, Fatim m’appela. Elle me fit comprendre que Sophia se comportait ainsi car elle me soupçonnait d’avoir mis une machinerie en place pour lui prendre son homme. J’étais abasourdie. Mais d’où venait toute cette histoire ? Comment Sophia celle que je considère comme une sœur pouvait m’accuser d’une telle sordidité ?
Fatim m’expliqua qu’en effet quelques temps après le retour de Omar au Canada, ils ont eu quelques soucis et elle a eu des comportements que Omar n’a pas du tout apprécié. Je vous épargne des détails car il s’agit de leur vie personnelle. Alors ma question était celle de savoir ce que j’avais à faire dans toute cette histoire.
Elle me fit comprendre que Sophia n’avait jamais apprécié le fait que je sois si proche de son homme avec une si grande complicité que elle-même n’avait pas pu construire durant toutes ces années. Et qu’elle trouvait bizarre que ce soit juste après le départ de Omar de chez moi qu’ils avaient commencé à avoir des histoires dans leur couple. Vous me direz qu’elle a bien raison. Mais si la présence de Omar chez moi la dérangeait autant, après la surprise elle aurait pu trouver un autre logement à son homme.
Fatim me confia qu’après avoir discuté avec Sophia et son frère elle savait très bien que je n’étais pour rien dans cette histoire mais Sophia était convaincue de la véracité de ses hypothèses et elle n’avait pas pu lui faire entendre raison. Je remerciai Fatim et pris congé d’elle. Ce soir là, malgré la pluie je pris la direction de l’internat. Une discussion sérieuse s’imposait entre Sophia et moi. Devant chez elle, Sophia me reçut avec une très grande froideur.
- Sophia comment vas-tu ?
- Ça va j’espère que toi aussi Awa.
- Tu imagines bien la raison pour laquelle je suis là ?
- Non je suis toute ouïe.
- Sophia tu sais très bien que tu es une sœur pour moi. Comment as-tu pu imaginer que je veux te prendre ton homme ?
- Tel n’est pas le cas ? Depuis que Omar est venu rester chez toi tu crois que je suis aveugle, votre complicité……. Non seulement après son retour au canada nous avons commencé à avoir des soucis, des disputes……
Tu appelleras ça surement une coïncidence mais je n’y crois pas. Et aussi depuis un moment j’ai remarqué que tu ne m’accordes plus la même considération tu préfères ta voisine de chambre à moi…… je suis donc une rivale pour toi…… je ne suis pas dupe ma chère. Une chose est sure je ne veux plus rien avoir avec vous. Passe une agréable soirée.
Elle venait ainsi de me fermer la porte au nez. J’étais impuissante, mes jambes se sont alourdies. D’où venait toute cette histoire ? Elle ne me laissa même pas le temps de m’expliquer. Alors j’appelai Omar en pleur et lui narra toute l’histoire. Il me répondit qu’il était vraiment navré et ne comprenais pas Sophia depuis un moment et que ses parents ont même voulu intervenir mais elle restait sur sa position.
J’avais profondément mal. En voulant aider une amie je l’ai perdue et le pire elle ne me permit même pas de m’expliquer. Je pris la résolution de rester tranquille dans mon coin et de continuer ma vie loin de Sophia et Omar. La vie continuait son cours. Sophia et moi se croisions parfois dans les couloirs de l’université sans s’adresser la parole. J’appris aussi que des rumeurs sur moi circulaient à l’université comme quoi j’ai piqué le fiancé de mon amie. Mais je gardais toujours mon silence au vue de tout ce qui s’était passé. Sophia suivait une certaine logique, elle avait ses arguments. J’étais seule contre tous. Parfois le silence est préférable car en voulant se justifier on s’accuse. Mais au fond de moi cette histoire me rongeait. Je ne voulais plus entendre parler d’amitié. A quoi bon si pour finir c’est que des histoires. J’ai commencé à mener une vie très solitaire. Autrefois très joviale j’étais devenue une personne froide et renfermée sur elle-même. Je n’ai plus jamais eu des nouvelles de Omar et de Fatim et c’était volontaire.
Des années passèrent, je devais après mes études, rentrer comme mon père l’a toujours désiré. J’étais enfant unique. Je devais rentrer prendre soin d’eux et servir mon pays. Sophia eu la chance d’avoir un bon contrat dans une société en France. Elle est désormais une femme mariée avec un enfant. Je n’avais plus vraiment de ses nouvelles. Moi une fois au pays, je peinais à trouver du boulot mais je ne perdais pas espoir. Je déposais des CV un peu partout sans suite. J’étais devenue une lectrice des journaux à la quête d’annonce d’offre d’emploi dans mon domaine. C’est ainsi qu’un jour, je tombai sur une annonce d’une structure qui venait de s’implanter et cherchait des employés dans mon domaine. Comme à l’accoutumé je m’empressai de constituer mon dossier pour poser ma candidature. Des semaines passèrent, aucun coup de fil.
Parallèlement je faisais de petit commerce qui me rapportait de quoi me faire plaisir surtout qu’à la maison je ne manquais de rien. Un beau matin, je reçu un appel de la structure où j’avais postulé en dernier. Je devais m’y rendre le lendemain pour un entretien de pré-embauche. Tout c’était très bien passé. Le boulot me fit accorder avec un salaire pas très à la hauteur. Mais lors de l’entretien, on me fit comprendre que c’était une nouvelle structure qu’on allait construire ensemble et d’ici peu nos salaires connaîtront une augmentation. En effet c’était l’initiative d’un jeune expatrié qui s’est lancé dans entrepreneuriat.
Le lundi suivant je devais prendre service et rencontrer le chef de l’entreprise. J’étais tellement heureuse. Le lundi matin j’étais au boulot à l’heure convenue avec d’autres nouveaux recrus. Nous devions rencontrer le PDG de la structure. A ma grande surprise, je vis Omar. Non je ne rêvais pas c’était bien le PDG de la structure ou j’allais travailler. Je fis comme si de rien était. Toute façon j’étais là pour un objectif bien précis « le travail » pas pour les connaissances. Je le saluai poliment comme les autres d’ailleurs puis nous continuâmes la visite. J’étais à un poste ou je devais souvent coordonner avec le PDG pour lui faire un point progressif de nos activités sur le marché. Il était pointilleux et voulait atteindre dignement les objectifs qu’il s’était fixé. Sa société devait devenir incontournable dans les grands marchés publics du pays. Je le vouvoyais et faisais en sorte que nos liens soient purement professionnels. Un jour lors d’une séance de travail avec Omar, il aborda notre passé.
- Awa, pourquoi fais-tu comme si tu ne m’avais jamais connu auparavant.
- Omar, je suis ici pour le boulot rien de plus. C’est vrai on s’était connu dans le passé. Nous avions partagé des choses. Mais vois-tu ? ça c’était avant. A présent tu es mon patron et nos relations ne peuvent être que professionnelles. Ce boulot j’en avais vraiment besoin pour me sentir utile au lieu de végéter à la maison. Donc c’est tout ce qui m’importe le reste m’importe peu.
- C’est vraiment dommage Awa car j’ai eu le temps de t’observer tu es devenue une autre personne. Pas la fille remplie de bonne humeur et de joie de vivre que j’ai eu à connaitre. Tu es renfermée même avec tes collègues.
- Oui Monsieur, après tout ce que toi et ta copine m’aviez fait qu’espérais-tu de moi ? je n’avais qu’une seule motivation faire plaisir à Sophia que je considérais dans le temps comme une sœur. Mais qu’es ce que j’ai eu en retour ?
De l’ingratitude de sa part. Mais c’est passé je ne lui en veux plus car j’étais naïve dans le temps et le bonheur des autres passaient avant le mien. Elle avait aussi ses raisons car nous étions vraiment très complices j’avoue. Mais moi à cette époque je ne voyais pas les choses comme elle. Tu étais juste un frère que la vie ne m’avait pas donné rien de plus. Mais toute cette histoire m’a laissé dans l’amertume car je me suis retrouvée seule contre tous ou je devais subir des moqueries comme quoi j’étais la « voleuse de mari ». Mais Dieu merci je me suis relevée et j’ai continué ma vie. J’en ressors avec beaucoup de leçons et je les ai bien retenues et ça c’est la plus important.
En effet Omar venait de me décharger d’un lourd fardeau, tout ce qui était resté enclavé dans ma gorge pendant tout ce temps. Il m’écouta jusqu’au bout sans rien dire.
- Je comprends que cette histoire t’affecte autant vu la relation fraternelle que tu avais avec Sophia mais tu dois être au-dessus de tout ça ma petite Awa. Ce sont des péripéties de la vie qui devraient te grandir et non te renfermer. Je suis vraiment désolé car c’est de ma faute si tu t’es retrouvée dans cette situation. Si j’étais resté tranquille au canada et attendre quand les moyens me le permettront pour prendre un airbnb et venir voir Sophia tout ça ne se serait peut-être pas passé. Mais on ne peut pas tout contrôler dans la vie. Je te prie de m’excuser et qu’on mette tout ça derrière nous. Je te veux aussi joviale Awa, et j’aimerais que tu sois toujours ma sœur d’entre temps.
- Je répondis OK sans grande conviction.
Les jours passèrent, l’amertume que m’avait laissée toute cette histoire se dissipait peu à peu. Ma relation avec Omar s’améliorait à force de se côtoyer chaque jour au boulot. Un matin Fatim passa au bureau apprécier et féliciter son frère pour son entreprise. Elle ne fut pas surprise de me voir. Nous étions heureuses de nos retrouvailles même si Fatim me reprochait le fait d’avoir pris mes distances avec elle et son frère. Elle profita de l’occasion pour m’inviter à sa cérémonie de dot. En effet elle était rentrée du Canada pour se fiancer avec son petit ami. Sous un air tout à fait normal elle me dit:
- Alors et toi et monsieur?
- Je suis célibataire ma chérie.
- Franchement les hommes de la ville ne savent pas ce qu’il rate en passant à côté d’une si belle femme. Mais ça ne saurait tarder ma chérie.
Je souris. Toute cette discussion avait lieu sous le regard de Omar qui ne pipa mot. En effet j’étais célibataire depuis un an après une relation sur laquelle je comptais beaucoup mais qui finalement n’en valait pas la peine malgré tout l’amour que j’avais pour mon petit ami à l’époque. J’en ai vraiment souffert.
Dès mon arrivée chez eux, je vis Omar qui venu m’accueillir de suite. Tu es magnifique Awa. Il m’installa confortablement et fis signe à un serveur qui nous rejoignis. Omar lui ordonna d’être à mes petits soins toute la soirée. La cérémonie se déroulera avec succès. Il se faisait tard je devais rentrer. Omar proposa me déposer vu l’heure tardive. Je ne m’y opposai pas. Une fois chez moi, je voulus descendre mais Omar me fit signe d’attendre.
- Stp Awa accorde moi quelques minutes, j’aimerais avoir une discussion avec toi.
- Oui Omar je t’écoute j’espère qu’il n’y a rien de grave.
- Non Awa. Tu sais je te connais depuis longtemps et je te redécouvre chaque jour. Il me plaît qu’on transforme notre amitié en une relation amoureuse. J’ai envie que tu sois ma femme.
- J’ouvris grand mes yeux. Omar, comment peux-tu me proposer d’être ton épouse. As-tu oublié tout ce que nous avions traversé? Veux tu que nous donnions raison à Sophia c’est ça? Elle qui m’a traité de tous les noms. C’est juste pas possible pour moi.
- Dis-moi que tu ne veux pas de moi parce que je ne corresponds pas à tes attentes mais ne me dis pas que c’est à cause de Sophia. Elle a refait sa vie et est heureuse nous aussi nous avons ce droit. J’aimerais te poser une question je n’ai pas forcément besoin d’une réponse ce soir. Si Sophia n’avait jamais existé m’accorderais tu une chance? Je t’ai longtemps observé et je sais que nous sommes compatibles et seront heureux ensemble. Mais je te laisse le temps de réfléchir. S’il te plaît Awa promets-moi d’y penser. Mais ne me refoule pas à cause du regard des autres. Penses plutôt à nous et à ce que cette relation pourrait apporter dans nos vies respectives. Promets-moi d’y penser Awa s’il te plaît.
- D’accord Omar.
Je m’empressai de sortir de sa voiture. C’était très clair dans ma tête, pas question de me mettre avec Omar. Ce n’est juste pas possible. J’aurais donné raison à tous ceux qui m’indexaient. J’ai passé une bonne partie de la nuit à ressasser toute cette conversation entre Omar et moi. Deux choses me revenaient à l’esprit. Es ce que si toute cette histoire avec Sophia n’avait jamais existé m’aurais-tu donné une chance? Omar serait-il mon idéal d’homme? Un homme beau humble travailleur ayant la crainte de Dieu, responsable qui fera à coup sûr un bon père et bon époux.
En outre entre Omar et moi il y a une très belle entente et complicité en dehors de toute cette histoire avec Sophia. J’essayais d’être objective et honnête envers moi même. Je n’y avais jamais pensé mais Omar et moi, ça pourrait vraiment marcher mais le seul problème était notre passé. J’avais envie d’être fière jusqu’au bout. Me trouver mon homme et prouver à Sophia que jamais je n’ai eu d’histoire amoureuse avec Omar et que nos relations étaient purement fraternelles. Omar changea ses habitudes vis à vis de moi. Les soirs il m’appelait juste pour avoir de mes nouvelles et savoir si j’étais bien rentrée. C’était devenu une routine Omar et moi discutions tard dans la nuit on discutait de tout sauf boulot. Je commençai à prendre goût. Omar m’invitai au restaurant un soir j’hésitai mais il insista. Je me confiai à ma mère à qui je narrai toute l’histoire. Elle m’encouragea à donner une chance à Omar. Il passa me prendre comme convenu. J’étais très nerveuse mais j’essayai de garder mon sang froid. Omar était habillé en décontracté. Il sentait tellement bon et était très charmant. Nous étions tablés dans un restaurant chic au bord de la mer.
- Awa tu es magnifique. Je te veux juste dans ma vie. Chaque jour j’en suis davantage persuadé. J’aimerais que tu donnes une réponse à ma question de la dernière fois. Et j’aimerais que tu sois sincère avec toi d’abord puis avec moi. S’il n’y avait pas toute cette histoire avec Sophia, m’aurais tu accordé une chance?
- Omar ce n’est pas aussi simple que tu le penses. J’avoue qu’entre nous hormis toute cette histoire on avait toujours eu une belle entente. C’est vrai que tu es un homme bien. Mais .....
- Il n’y a pas de mais ma chérie c’est le plus important que tu viens de dire. J’aimerais que tu nous permettes de construire notre bonheur ensemble. Tu es célibataire et je le suis alors qu’est-ce qui nous empêche d’être heureux ensemble. Moi tout ce que je sais c’est que je te veux vraiment dans ma vie. Je dois t’avouer que pour moi aussi c’est délicat car je t’ai toujours vu comme ma petite sœur, mon amie. Mais avec le temps on s’y habituera. Dis juste oui et tu verras comment nous serons comblés.
Omar ne me laissa plus placer un seul mot. C’est ainsi que Omar et moi commencèrent notre idylle. Je suis follement tombée amoureuse de cet homme merveilleux. Aujourd’hui nous sommes mariés et parents de jumelle. Nous continuons de travailler ensemble et notre entreprise a connu un succès important malgré les hauts et les bas.
Pour conclure mon histoire, aujourd’hui il m’arrive de ressasser toute notre histoire. Je me rends compte que Sophia avait peut-être raison parce qu’il y avait une très grande complicité entré Omar et moi.
Dès notre rencontre le courant est très vite passé. Mais entre Omar et moi les choses n’avaient jamais été ambiguës. Nous étions juste amis. Sophia étant amoureuse il serait forcément compliqué de croire que ma relation avec son homme à l’époque était totalement innocente.
Aujourd’hui j’ai plus vraiment de ses nouvelles mais est persuadée qu’elle est au courant pour Omar et moi. Mais si je suis fière d’une chose Omar et moi savions que nous n’avons jamais voulu lui faire du mal. Omar l’aimait vraiment et n’avait jamais voulu la tromper avec moi. Nous sommes alors tranquilles avec notre conscience.
Dieu a ses plans que nous ne comprenons pas forcément. Et c’est comme ça qu’il a décidé pour moi de rencontrer l’homme de ma vie. Que puis-je faire à l’encontre de mon destin ? Le plus important est que nous soyons heureux dans la vie et je le suis avec Omar et nos deux magnifiques filles.
Conseil: Méfiez vous de vos meilleures amies , nombreuses parmis elles envient votre bonheur de couple et voudraient être à votre place.








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